La quinzaine contre l’esclavage contemporain
- L’état d’un scandale -

- Histoires et récits – des victoires et des échecs -

  

8 000 personnes libérées :

Au Pakistan, la Commission des Droits Humains a réussi à libérer 8 000 personnes en servage pour dettes. C’est une victoire, mais une victoire provisoire, semée d'embûches. Car maintenant cette même commission doit lutter contre les propriétaires terriens qui reprennent, assassinent et violent leurs ex-travailleurs.


Sunretha :

Le 12 février 1999, un tribunal britannique a attribué £78 000 livres de dommages et intérêts à une Sri Lankaise traitée comme esclave. Travaillant 20 heures par jour sous les coups et les menaces, nourrie avec des restes et dormant par terre, Sunrethra a fuit l’appartement londonien où elle était séquestrée.

Mais cette "victoire" est amère.

En fuyant l'appartement Sunretha fut sérieusement blessée ; elle se déplace désormais avec des béquilles.

En outre, elle ne percevra jamais cet argent, ses employeurs ayant regagné le Koweït.

( Source: "Esclaves encore", mars 99)


Servage pour dettes :

A cause de l'intervention des lobbies auprès de différents gouvernements, par exemple en Inde, Pakistan et Brésil, les gouvernements ont été contraints d'admettre le problème posé par servage pour dettes et d'entreprendre des actions.


L'histoire d'une chèvre :

K. Bales raconte l'histoire d'une remarquable jeune femme indienne qu'il a rencontrée. Elle avait été en servage pour dette. A sa libération, elle a eu comme aide à l'insertion du programme gouvernemental une chèvre. Peu à peu, en vendant le lait, en gardant les chevreaux elle a pu finalement s'acheter un bœuf. Actuellement, elle vit de ses animaux et elle est métayer saisonnier. Elle reste pauvre, bien sûr, et la vie est dure, mais c'est une femme libre.


Expulsion après témoignage:

Une ressortissante chinoise née en 1951 a été asservie pendant deux années dan un atelier clandestin de confection. Témoin d'un double meurtre dans la communauté chinoise, elle a accepté de témoigner contre les assassins en échange d'une promesse de régularisation des autorités françaises. Sa collaboration a permis la condamnation des assassins à la réclusion criminelle à perpétuité, mais quelques mois après le procès, une mesure d'expulsion l'a frappée, ainsi que son mari. Ce dernier a été expulsé sans avoir eu le temps de présenter un recours devant un tribunal administratif. Après un entretien avec le ministre de l'époque, le CCEM a obtenu en 1996 la régularisation de cette ressortissante chinoise.

(Source http://www.ccem-antislavery.org)


Marie :

Marie est originaire de l’Afrique de l’ouest. Elle a connu dix années d’enfer en région parisienne. Travail sans répit, aucun salaire, coups, tortures, viols,. L’affaire est entre les mains de la justice. Aujourd'hui, Marie travaille et vit avec Jean qui l’aime. Elle rêve de retrouver ses deux enfants qu’elle n’a pas vus depuis dix ans. La compagnie aérienne Sabena lui offre deux billets pour aller, avec un membre du CCEM, essayer de retrouver ses enfants.

( Source: "Esclaves encore", nov. 98)

 

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