Exposition de photographies Contre  l'Esclavagisme Contemporain à Grenoble

L’État d’un scandale - L’esclavage contemporain

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avant, les chaînes

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Maintenant, la confiscation du passeport

 

L’esclavage contemporain :

L’image de pieds enchaînés, de traces de fouets sur des dos ensanglantés, de la traite des noirs est tenace. Aussi, c’est avec conviction que nous avons commémoré en 1998, l’abolition de l’esclavage.

Mais peu à peu, nous apprenons qu’il y aurait actuellement 200 à 250 millions d’esclaves dans le monde. Certes, il ne s’agit pas d’effets aussi spectaculaires. L’esclavage contemporain est moins visible. Il gagne sournoisement le cœur de l’Europe, où des hommes, des femmes, des enfants sont traités comme des objets qu’on jette après usage : exploitation, séquestration, violences physiques, et fréquemment sexuelles, confiscation des papiers et conditions de vie indignes. Millions de personnes sans droit, bâillonnées, qui ne peuvent que souffrir en silence.

Dans nos pays, nous découvrons ce commerce d’humains, cette exploitation éhontée liée aux lois implacables du seul profit.

Quelques associations grenobloises, en faisant venir une exposition de Genève, se sont unies pour faire mieux connaître et dénoncer cet "état de scandale" afin de mobiliser les consciences et lutter pour que les droits de l’homme ne soient pas seulement des déclarations sans effets.

 

L’État d’un scandale - une exposition :

La clé de voûte de la quinzaine contre l’esclavage est l’ exposition de photos de Fausto Pluchinotta ; une exposition qui montre avec sobriété et dignité la condition de ces personnes dont la vie a été volée car elles avaient le tort d’être pauvres et socialement fragiles. De ce fait, elles se trouvent piégées dans des conditions d’esclavage au cœur de l’Europe ou ailleurs.

Pourquoi une exposition venant de Genève ? C’est parce que ce qu’elle nous fait voir est une démonstration sans appel. Là où siège l’UNESCO, le Bureau international du travail et la Croix-Rouge, au centre de notre Europe "civilisée", l’esclavage, que nous nous félicitions d’avoir éradiqué au 19ième siècle, perdure. C’est trop. Genève ne peut pas à la fois admettre l’esclavage et rester Genève. Paris, peut-elle prétendre être la capitale des droits de l’homme et continuer à faire semblant de ne rien voir ? Entre 1992 et 1994 à Londres, "Anti-Slavery International" a enregistré 775 plaintes pour esclavage domestique.

Le combat contre cette situation spécifique est le même que contre toutes les autres formes d’esclavage ; contre le servage pour dettes dans des briqueteries au Pakistan, contre les campements de travailleurs de force de l’Amazonie, contre les ateliers clandestins, la prostitution enfantine en Thaïlande et dans bien d'autres lieux.

Cette exposition nous montre une série de portraits d’employés des missions diplomatiques, consulats ou ambassades à Genève, mis en contraste par le photographe Fausto Pluchinotta avec la description de leurs conditions de traitements et d’emplois, incompatibles avec la dignité humaine.

Ces photos se sont faites sur une période d’une année, en des lieux, des moments des circonstances souvent difficiles ; entre deux procès, deux recours ou deux non-lieux. Ce travail s’est efforcé de suivre le temps lent et courageux de la prise de conscience de chacun, loin de la précipitation des exigences journalistiques.

Fragments d’une histoire incommensurable, celle des rapports de forces, celle de l’exploitation, celle de l’esclavage.


 

  

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