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LA LETTRE D'A.I.
Bulletin d'information du groupe 248

N° 201 - octobre 2005

        SOMMAIRE


I - Le Groupe 248
II - les sous-groupes
III - Agir

 

 

- GROUPE 248

 12 présents à la réunion du 6 octobre, dont 3 nouvelles venues.

  • Point sur le Forum des Associations

Les stands tenus par les membres du groupe à St Nazaire, Crolles et Montbonnot n’ont pas attiré des foules, mais ils ont malgré tout permis de prendre quelques contacts qui peuvent avoir des suites positives.

  • Marché bio de Meylan

Malgré une fréquentation limitée, le stand d’Amnesty a permis de recueillir un nombre notable de signatures pour les pétitions. Nous ne participerons cependant pas au marché de décembre, car nous serons requis alors par le Marché de Noël de Grenoble.

  • Inter-groupes

Réunion du mercredi 5 Octobre

Le groupe est représenté par Odile Filleau.

  • LE MARCHE DE NOEL aura lieu du 3 au 24 Décembre. Les quatre groupes participeront ainsi que l’association Colombie qui prendra un créneau.
  • Opération 24 heures Actions urgentes le 10 Décembre : elle sera menée au Marché de Noël
  • Soirée AI / Monde Diplomatique : Reportée au 8 Février 2006, le thème en sera l’Afrique
  • Comité Tchétchénie : le 17 Novembre de 15H à 20H à l’auditorium de MC2 avec J.Dato de Médecins du Monde sur le thème Médias et Humanitaire
  • Assemblée Générale de secteur le 4 Décembre à Beley

Prochaine réunion inter-groupes : le 8 Novembre au Bagatel à 12H15

  • Réunion transalpine

Le groupe 248 était représenté à Yverdon par Marie, seule participante des groupes grenoblois. La rencontre portait sur l’affichage du thème « Xénophobie et racisme ». Du fait de l’absence de la Vice Présidente de la section italienne la réunion a été de fait centrée sur les problèmes suisses : intervention remarquable de Denise Graf, coordinatrice Asile de la section suisse, qui prépare un rapport dans une hostilité quasi-générale sur les violences policières à l’égard de la communauté noire principalement ( 32 000 ).

Francis Perrin a de son côté rappelé les différentes décisions du CI d’AI depuis 1991, pour lutter contre la discrimination. Le travail d’AI est subordonné aux priorités définies par le Plan Stratégique Intégré (PSI) depuis 2001 (Dakar). Sur trois aspects ( 1- respect mutuel et lutte contre la discrimination, 2- protection des droits des personnes déracinées : réfugiés, demandeurs d’asile et victimes de la traite, 3- Protection des droits économiques sociaux et culturels des personnes marginalisées) le racisme est inclus dans notre travail : le plan d’action prévoit la promotion du multiculturalisme, par une sensibilisation de l’opinion publique.

  • Les Nuits d’AI

Il y aura 6 participations sur Grenoble :

- 11 octobre, à la salle Laussy, à Gières, avec le film Charlie et la Chocolaterie (gr. 78)

  • 13 oct., à l’Heure Bleue, Festival Rocktambul avec Y. Tiersen (gr. 78)
  • 14 oct, à la Faïencerie, Festival Rocktambul (Antenne Campus)
  • 14 oct, à l’Hexagone, Le Médecin malgré lui en créole (gr. 248)
  • 15 oct.à MC2, 2 stands possibles pour deux spectacles : « Un fil à la patte » de Feydeau, et Luke . (groupe 25 et Antenne Campus)
  • 15 oct, à Monciné, film Moolaadé (Groupes 344 et 25)
  • Soirée du 18 octobre
A 20h15, dans le cadre de la campagne « Les femmes palestiniennes face au conflit, à l’occupation et au patriarcat », Anan Abu Goush , une palestinienne , et Nurit Peled , une israélienne, tiendront une réunion à la Maison des Associations 2 rue Berthe de Boissieu à Grenoble .  
  • Repas du 5 novembre

Il aura lieu comme prévu à partir de 20h. à la Salle polyvalente de Saint Nazaire les Eymes, et sera animé par le groupe Transhumances(musiques celtiques et d’ailleurs).

La participation est de 20€ pour les adultes, 10€ pour les enfants. Des invitations sont disponibles.

De façon à faciliter la tâche des organisateurs, il est demandé de donner une réponse avant le 20 octobre.

La question de la confection de nouveaux panneaux destinés à présenter Amnesty sur les stands a été posée par Odile. Faute de connaître leur contenu exact, la décision a été reportée à la prochaine réunion.

  • Questionnaire annuel

Aucun des présents ne s’est senti capable de donner une réponse à la question « Décrivez votre groupe dans 10 ans », qui a été jugée peu réaliste.

II- LES SOUS-GROUPES

  • Mexique

Les interventions continuent pour la protection d’un militant écologiste de l’Etat de Guerrero ainsi que pour sa femmes, menacés de mort du fait des actions qu’ils mènent pour protéger la forêt,

  • Chine

Depuis un an, le réseau constitué par Jean a envoyé 900 lettres aux autorités chinoises pour leur demander la libération de He Depu, internaute condamné pour avoir réclamé plus de démocratie. Cinquante autres lettres partiront pour la fin du mois. Un bulletin d’information du réseau donne désormais des renseignements sur la situation en Chine. On a appris que Yahoo, Google et d’autres fournisseurs d’accès ont donné aux autorités chinoises des éléments permettant de poursuivre certains de leurs clients. Microsoft se serait engagé à pratiquer une autocensure.

  • Enfants

Un réseau d’une quinzaine de sympathisants fait les actions urgentes de la Commission Enfants. Des actions ont été dirigées vers l’Iran, où deux mineurs sont menacés d’une exécution imminente, le Venezuela, où une famille comprenant plusieurs mineurs est menacée pour avoir dénoncé les assassinats de trois de ses membres par des policiers, et le Népal où l’on craint que deux adolescentes arrêtées sans motif connu ne subissent de mauvais traitements ou ne « disparaissent ».

  • Femmes
    • La phase de la campagne sur les violences au sein de la famille, qui devait démarrer à l’automne, est repoussée à février 2006. C’est à ce moment que paraîtra le rapport sur les violences à l’égard des femmes en France. La phase de la campagne sur les femmes dans les conflits armés et celle qui porte sur les défenseur-e-s des droits des femmes se prolongent jusqu’à la fin de l’année.
    • Cinq nouvelles actions sont proposées dans la circulaire 14 du mois de septembre. Elles ont pour objet les violences intercommunautaires de 2002 dans l’état indien du Goujarat, une femme congolaise, Bitondo Nyumba, morte en juin dernier des suites d’un viol et de soins médicaux insuffisants, deux nouveaux cas de défenseurs au Maroc et au Soudan, et enfin une action sur les violences familiales au Népal.

Des activités sont prévues autour du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination des violences à l’encontre des femmes.

  • Israël et TO

L’événement majeur de ces dernières semaines a évidemment été l’évacuation deGaza. Mais la paix est encore bien lointaine, comme en témoignent les activités militaires qui ont actuellement lieu dans ce territoire.

Il est intéressant de noter que lors d’un point de presse du 13 septembre, le représentant du ministère des Affaires étrangères français a déclaré que le gouvernement français était aligné sur la position internationale selon laquelle le statut juridique de Gaza reste inchangé, donc que le territoire serait toujours considéré comme occupé, tant qu’une solution concernant la question de ses frontières n’aurait pas été trouvée. Israël contrôle en effet toujours ses frontières terrestres, maritimes et aériennes. Il a ajouté que l’Union européenne se propose en tant que tierce partie pour aider au contrôle des points d’entrée et de sortie.

Par ailleurs, AI est préoccupée par la sécurité des villageois et des militants pacifistes israéliens présents dans le village de Bil’in, en Cisjordanie, qui manifestent pacifiquement chaque semaine pour protester contre la construction du mur/clôture qui les sépare de la majorité de leurs terres (2 km2 sur 3 km2), les privant ainsi de leurs moyens de subsistance. Les forces armées israéliennes répriment violemment les manifestations, arrêtent et emprisonnent de nombreux manifestants. Il nous est demandé d’intervenir de façon urgente auprès des autorités israéliennes.

  • Une intervention est également souhaitée, auprès des autorités palestiniennes cette fois, afin de leur demander de ne ratifier aucune des condamnations à mort qui ont été prononcées ces derniers temps à la suite de procès inéquitables, et rappelant la position de principe d’AI à la peine de mort.

 

  • Processus de Kimberley

A la suite des actions entreprises par le collectif, un article d’une revue syndicale des bijoutiers a insisté sur la nécessité de s’assurer de la traçabilité des diamants.

La Centrale d’achats du groupe Casino se propose d’agir dans le même sens.

  • Armes, un marché hors contrôle
  • L’action du mois : le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) en Côte d’Ivoire

Ce programme est l’un des points contenu dans l’accord de Marcoussis signé en janvier 2003 par toutes les parties du conflit commencé en septembre 2002. Il concerne 50 000 combattants, dont des femmes et des enfants. Le 9 juillet dernier, un calendrier final a enfin été adopté par le gouvernement ivoirien et les Forces Nouvelles pour le processus de DDR, malgré les vives tensions qui subsistent. Mais deux obstacles principaux persistent. D’une part, la question financière, la totalité des fonds promis par la communauté internationale n’ayant pas été débloquée. D’autre part, la survenance d’un certain nombre d’évènements tragiques.

Il nous est donc demandé, dans le cadre de la campagne Controlarms et de son volet « Protection des populations » d’écrire 5 lettres adressées aux ministres des Affaires étrangères et de la Défenses français, au Président de la Côte d’Ivoire, au Secrétaire général des Forces Nouvelles et au PNDDR.

  • Campagne « Armes, un marché hors contrôle »
    • La pétition photo : 303 000 signatures, 160 000 portraits en ligne.(15 140 pour la France).
    • Les Bleus soutiennent la campagne Grâce à Lilian Thuram et Claude Makelele, ils arboraient les T-shirts de la campagne au lendemain du match contre les Iles Féroé.
    • Dans l’actualité, à noter l’audition d’un chercheur d’Amnesty par le Conseil de Sécurité de l’ONU pour y présenter le rapport sur les flux d’armes dans la RDC, et l’affirmation par 70 Etats de leur soutien à la définition de principes communs sur la question des transferts d’armements à la Conférence de suivi du programme sur les Armes Légères et de Petit Calibre de l’ONU (il y a 2 ans, bien peu étaient dans ce cas). Malheureusement, l’autorité de l’ONU n’est guère sortie renforcée du Sommet du Millenium de septembre. Tout n’y a cependant pas été négatif : dans le Nouvel Observateur, Robert Badinter considère que des avancées ont été acquises.

     

III- AGIR

  • Campagne « Non à la torture… »

La « guerre contre le terrorisme » a conduit à une érosion des droits humains fondamentaux et à rendre « justifiable ou acceptable » le recours à la torture. Des milliers de personnes sont maintenues en détention par les autorités américaines,. Certaines sont emprisonnées sans jugement et maintenues pratiquement au secret depuis plus d’un an par d’autres gouvernements.

Devant cette situation, Amnesty lance une campagne contre l’usage de la torture et de toute autre forme de mauvais traitements dans le cadre de cette « guerre contre le terrorisme ». Les buts de cette campagne sont :

    • d’amener les gouvernements, et en particulier celui des Etats-Unis, à changer de façon concrète leurs politiques et leurs pratiques
    • de mobiliser l’opinion publique en rappelant que le recours à la torture et aux autres traitements cruels, inhumains et dégradants est contraire aux valeurs communément admises, ne renforce pas la sécurité et n’est jamais justifié.

La première action de cette campagne consiste en une lettre envoyée au PrésidentGeorge W. Bush lui demandant de mettre en place une commission indépendante destinée à enquêter sur les politiques et les pratiques de l’Administration américaine en matière de détention et d’interrogatoire dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ».

  • Journée mondiale du 10 octobre contre la peine de mort

Amnesty a choisi cette année de mettre l’accent sur l’Afrique, sur le chemin de l’abolition. Les interventions prévues prendront la forme de

    • Lettres aux autorités. . Le groupe 248 fait partie des groupes à qui ont été dévolues celles de la République Démocratique du Congo
    • Envoi de cartes postales par tous les groupes aux autorités de la RDCdemandant de faire annules un jugement condamnant à mort un enfant officier de police ( ce cas sera également l’objet d’une action en ligne).
    • Signature d’une pétition élaborée par la Coalition mondiale contre la peine de mort aux chefs d’Etat et de gouvernement des pays d’Afrique dont l’objectif est l’abolition à terme de la peine de mort sur tout le continent africain.
  • Journée mondiale du refus de la misère

Prévue pour le 17 octobre, elle sera en fait commémorée à Grenoble le 15 octobre. Amnesty, en collaboration avec ATD Quart Monde et le Secours Catholique, participe à la publication et la diffusion du journal gratuit « Résistances », qui est également accessible sur Internet à www.jeresiste.org

  • Semaine de la solidarité internationale du 12 au 20 novembre

AISF est membre du comité de soutien et constitue le 3 ème réseau de militants actifs de la SSI. Nous sommes donc vivement encouragés à y participer avec les projets art posté, défenseurs des droits humains, campagne femmes… France 3 a prévu de couvrir l’événement dans différents reportages et interview.

  • Projet « Art posté »

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’il s’agit d’un projet de mail art lié à la campagne « Halte à la violence contre les femmes », et ayant pour but de sensibiliser à ce problème les jeunes de 10 à 25 ans. Le Mail Art trouve son origine dans la deuxième moitié du XIXème siècle, exactement en 1869, en Autriche. De grands auteurs comme Mallarmé et Apollinaire l’ont pratiqué. Mais il prend véritablement son essor au début des années 60, aux Etats-Unis, sous l’impulsion de Ray Johnson. Les règles de cet art sont qu’il doit rester anonyme, être non lucratif, et qu’il implique une réponse du destinataire. Il s’étend alors à un large réseau d’artistes internationaux, qui se diffuse dans de nombreux pays. Il est alors reconnu par des galeries et des expositions internationales et en vient à dépasser son aspect d’expérimentation artistique pour représenter dans les pays soumis à la dictature un moyen de communication et de médiation avec le monde. Dans les années 80, a lieu au Brésil la première rencontre entre des correspondants qui se connaissent parfois depuis plus de 10 ans sans s’être jamais rencontrés. De là naît une volonté de contacts plus étroits, qui utilisent aussi les nouvelles techniques de communication. Ainsi naît un nouveau type d’artiste, le networker, et se développe cette nouvelle forme d’art.

Pour de plus amples renseignements, consulter www.museedelaposte.fr , et la Commission PDH compdh@amnesty.asso.fr

 

 

Prochaine réunion le Jeudi 3 Novembre