LA LETTRE D'A.I.
Bulletin d'information du groupe 248

N° 187 - Juillet 2004

        SOMMAIRE  


I - Où en est la Section française

II Le Groupe 248

III - les actions

IV - Infos diverses

 

 

I- OU EN EST LA SECTION FRANCAISE ?

Dans les rafales de changements qui sont intervenus ces derniers temps, et qui de mois en mois continuent à se manifester, on peut se poser la question. Le nouveau Bureau Exécutif s’en est rendu compte. Aussi expose t-il dans sa dernière Lettre quelles ont été ses préoccupations depuis son entrée en fonction.

D’abord, il a eu à terminer la mise au point du Rapport sur la France entrepris par le Bureau précédent. C’était une première, qui, de ce fait, présentait une importance particulière en témoignant des nouvelles préoccupations de la SF. La réussite a récompensé ce gros travail collectif : la couverture médiatique a été excellente. Le Rapport-papier sera bientôt disponible. Pour l’instant, on trouve une version électronique sur le site de la SF.

Ensuite, ça a été le tour du premier projet pilote de recherche et d’action sur la France : les violences contre les femmes. Préparé par un groupe de travail ad hoc, il a été soigneusement revu par le BE, et a été présenté au Conseil National le 27 juin. Il bénéficie d’une enveloppe prévisionnelle de 80.000 €. Premier objectif de ce projet pilote : le rapport sur les violences faites aux femmes en France. Second objectif à l’issue du premier : l’action d’AISF sur ce sujet. Le rapport sera destiné au grand public, mais il sera accompagné par des documents plus techniques visant des publics plus ciblés. La méthode de travail consistera à aller sur le terrain avec les ONG pour vérifier les informations et la qualité de la recherche. Les informations seront essentiellement fournies par les ONG et les institutions publiques travaillant sur ce thème, mais elles seront filtrées par une personne engagée par AISF, qui aura un contact direct avec les victimes ,via les ONG partenaires. Les groupes ne seront donc absolument pas associés à cette phase de recueil des témoignages.

Le groupe de travail préparatoire au projet a sélectionné un certain nombre de domaines d’intervention : les violences conjugales, le viol, les mutilations génitales féminines, les mariages forcés, les femmes victimes du trafic pour la prostitution, les femmes migrantes demandeuses d’asile, le statut familial des femmes immigrées. Il s’agit d’une liste provisoire, dont certains éléments pourront être approfondis. Le chercheur doit être recruté le plus tôt possible, de façon à ce que l’ensemble du travail soit terminé en juin 2005.

Le Plan Opérationnel 2004/2006 devait être également présenté au Conseil National. Ce plan représente le dernier acte d’un long processus. Depuis 2002, il est passé par une phase internationale au Mexique, puis, à Toulouse, il a été adopté dans sa version française. Tout cela a demandé un énorme travail d’analyse et de synthèse de la part de toutes les instances du mouvement.

Planifier, c’est faire des choix, c’est décider de privilégier des actions, des pays, des thématiques parmi tout ce qui est proposé par le Secrétariat international, tout en mettant l’accent sur des problématiques qui nous tiennent à cœur. Mais choisir, c’est aussi décider de ne pas faire certaines choses, en prenant garde que la division internationale des tâches au sein du mouvement permette que des pays ne soient pas laissés pour compte, et que des violations graves ne profitent pas de notre silence pour prospérer. Il ne faudrait pas que sous prétexte d’approfondir notre travail dans certains pays et sur certains thèmes, d’autres ne soient par trop négligés. C’est un point sur lequel il faudra veiller très attentivement.

Ces choix stratégiques doivent être répartis dans le temps, ce qui impose la détermination de priorités. Un certain nombre de pays ont paru, du fait de la situation de crise qu’ils connaissent, devoir bénéficier, à l’heure actuelle, d’un traitement préférentiel. La dernière Lettre citait les pays du continent américain qui sont dans ce cas. En ce qui concerne l’Europe, la Section française a défini comme prioritaires les pays suivants : la Turquie, la Fédération de Russie, la Serbie Monténégro, la Bosnie Herzégovine, la Croatie, la Macédoine, et le Kosovo. Les thèmes prioritaires les concernant sont : l’impunité, l’atteinte à l’intégrité physique et mentale en privilégiant la lutte contre la torture et la peine de mort, les personnes déracinées, l’économie et les droits humains.

Le nouveau concept des « Programmes d’action par pays » (PAP) ,qui entraîne l’abandon des dossiers actions et des RAN, amène nécessairement une modification des structures de travail. Cela requiert des adaptations à tous les niveaux et des changements dans les méthodes, mais l’objectif reste le même : protéger et défendre tous ceux qui sont victimes de violations graves de leurs droits

II- GROUPE 248.

9 présents à la réunion du 1 er juillet .

Il est confirmé qu’il aura lieu à St Nazaire les Eymes et que le groupe Lou Pelaya se chargera de son animation. Les cartes d’invitation seront préparées pour la rentrée. La participation est fixé à 20€ pour les adultes et à 10 € pour les enfants.

L’antenne Campus organise cette manifestation pour la 3 ème fois. Les membres des 4 groupes présents à une réunion de préparation ont été fortement motivés par le dynamisme et l’efficacité des étudiants de l’antenne Campus. Ils pensent que l’on pourrait étendre cette action en proposant des thèmes d’action liés aux campagnes femmes et ventes d’armes.

Le groupe 248 décide, à la suite des autres groupes de Grenoble, d’accorder cette année une somme de 250€ à l’ADA.

III- LES ACTIONS

Deux actions urgentes : - Xiao Yunliang, représentant des travailleurs de Chenyang, a été condamné à 4 ans d’emprisonnement sous l’inculpation de « manifestation illégale ».

Des cartes concernant la Colombie sont toujours disponibles.

Sur le Mexique, un dépliant sur les disparitions de femmes dans la région de Chihuahua est paru.

En réponse à nos interventions, une lettre du Procureur général à Chihuahua prend acte de nos demandes et signale que les autorités fédérales mexicaines ont instauré une « Agence spéciale du bureau du Procureur général pour les crimes relatifs aux homicides de Femmes dans la Municipalité de Juarez, Chihuahua » sous la responsabilité de l’Assistant du Procureur aux Droits Humains et aux Services à la Communauté. Tout ce qui concerne l’action de cet organisme est publié à l’adresse électronique www.pgr.gob.mx

Une action urgente a été envoyée aux membres du groupe disposant d’une adresse électronique. Elle concernait le village de Nu’man, dont les habitants étaient sur le point d’être expulsés, car ils allaient être complètement enclavés par les travaux du mur, qui les séparaient du reste de la Cisjordanie, alors qu’ils étaient déjà isolés du territoire israélien. Cette action relayait celle de l’organisation israélienne B’Tselem, Centre d’Information israélien pour les Droits de l’Homme dans les TerritoiresOccupés, créée en 1989 par des universitaires, des juristes, des journalistes et des hommes politiques israéliens afin de dénoncer les violations commises dans les TO et promouvoir l’éducation aux DH en Israël.

Adresse : www.btselem.org

Des informations dans la presse semblent montrer que l’évacuation des habitants de Nu’man a été repoussée.

Un film, « Les enfants d’Arna », décrit la vie d’un groupe de théâtre formé dans les années 50 par Arna Mer Khamis, une israélienne mariée à un arabe palestinien, qui accueillait les enfants palestiniens perturbés par l’occupation israélienne. Cette expérience a été filmée de 1989 à 1996, date à laquelle elle a été interrompue. Les conditions d’utilisation de ce film peuvent être obtenues à : www.arna.info

Une action internationale est entreprise envers la société Caterpillar dont les engins sont utilisés par les autorités israéliennes pour les destructions de maisons dans les TO.

Un dépliant de 4 pages :  « Sous les décombres :des maisons démolies, des terreset des biens détruits » vient d’être édité.

Madame Annie David, sénatrice de l’Isère, que nous avions alertée sur les problèmes de fonctionnement du Conseil international consultatif et de contrôle de la reconstruction de l’Irak, a posé une question écrite au gouvernement sur ce sujet. La réponse qui lui a été faite est circonstanciée, et met l’accent sur le fait que l’un des axes de l’aide à l’Irak concerne les droits de l’homme.

Par ailleurs, le 28 juin, l’Autorité provisoire de la Coalition ayant été abolie, et le pouvoir transféré au gouvernement intérimaire irakien, les ressources du Fonds de Développement pour l’Irak seront dépensées sous la seule autorité de celui-ci « de manière transparente et équitable » Le CICC continuera de contrôler le Fonds et comprendra un membre supplémentaire désigné par le gouvernement irakien.

IV- INFORMATIONS

 

 

BON ETE A TOUS

Prochaine réunion le Jeudi 2 Septembre 2004