Carte identité du
Groupe 248 - Vallée du Grésivaudan

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Dans le groupe 248, nous sommes une vingtaine de personnes.
Certaines se spécialisent : éducation des droits de l'homme, les actions enfant, contre la peine de mort dans certains pays, les actions urgentes, les réfugiés, les préparations de campagnes.
Par exemple, la campagne TURQUIE qui a duré au minimum six mois à partir d' octobre 1996, la campagne Réfugiés qui a débuté en avril et qui s'est terminé en décembre1997.

 

Fonctions

Responsables

Description

Secrétaire  

Marie-Claire Pilon

Représentant légal du Groupe et local d'AI (élu), animateur du Groupe. Interlocuteur privilégié du Secrétariat National (SN) : reçoit les infos générales (envoi du mois) et les diffuse.

Trésorière

O. Filleau 

Le trésorier est élu, ses rôles sont de gérer le budget du Groupe et de tenir la comptabilité du Groupe. Le Groupe se doit de financer son propre fonctionnement et payer une cotisation annuelle à la section française.

Accueil des nouveaux membres

M Bourgeois 

Accueille et renseigne les nouvelles personnes arrivant dans le Groupe et leur trouve un parrain ou une marraine
Relations presse, associations et élus F. Meunier

Responsable du matériel

F. Roinat

Commande les produits à vendre et ceux qui sont nécessaires à l'action (tracts, rapports...)

Pays Andins Nord : Colombie

F..Meunier

Travail permanent sur les violations des droits de l'homme commises dans ce pays

Amérique latine : Mexique

M Bourgeois

Travail permanent sur les violations des droits de l'homme commises dans ce pays

Actions urgentes

J..Chartier 

Constitué d'une quinzaine de personnes, ce groupe intervient pour des situations urgentes (peines de mort), en envoyant des aérogrammes, des Fax…Rémy reçoit directement les cas du service AU et les redistribue aux membres de son réseau  

Réfugiés 

J..Dubus

Chine J. Soulager
action sur un prisonnier d'opinion. plus d'informations

Commission Enfants

F. Roinat

Ce sous-groupe s'occupe de toutes les actions concernant les violations des droits de l'Enfant; environ 15 personnes extérieures au Groupe, mais en accord avec le mandat d'AI.

Commission Femmes

N. Mendez
J. Chartier

Toutes actions concernant les violations des droits de la femme. Constitué d'une quinzaine de personnes en plus des membres du groupe, ce réseau intervient pour des situations urgentes concernant des femmes et leur famille (peines de mort, menaces, disparitions), en envoyant  courriers ou Fax… 

EDH

H. Battistutta 
F. Roinat

En équipe de secteur, action auprès des écoles et des lycées pour une sensibilisation des jeunes aux droits de l'homme

Institutions financières internationales (IFI)
Rédaction lettre groupe 248

A.Varin

Relations intergroupes  

B. Boroch

Lien entre les 4 groupes de Grenoble

permanence grenobloise Réfugiés Droit D'Asile 

 

les mardis et vendredis de 9h à 12h à  12 bis rue Joseph Chanrion à Grenoble

 

 LES SOUS GROUPES
 RÉFLEXION : les nouvelles formes de racisme
 Bulletin d'information du Groupe 248
 Photos du repas des 20 du groupe 248

 

Les Sous Groupes
  • RAN ou réseau action régional, voir AMERIQUE CENTRALE . Notre groupe travaille sur les pays suivants : El Salvador, Guatemala, Honduras, Costa Rica, Panama, Belize, Mexique et Nicaragua
  • Education aux droits de l'homme (EDH). Le groupe intervient dans les écoles (du primaire au lycée) pour sensibiliser les enfants et les jeunes aux droits de l'homme.
  • site AI sur la Peine de mort. Il s'agit d'actions ponctuelles (lettres, pétitions...) visant à l'abolition totale de la peine de mort

AMNESTY INTERNATIONAL ÉFAI AMNESTY INTERNATIONAL ÉFAI
Index AI : ACT 50/04/97
DOCUMENT EXTERNE

Londres, mars 1997

 

 

PEINE DE MORT Faits et chiffres

1. Pays abolitionnistes et non abolitionnistes

Plus de la moitié des pays du monde ont aboli la peine de mort dans leur législation ou en pratique. En effet, selon les informations en possession d'Amnesty International, à l'heure actuelle :
58 pays ont aboli la peine de mort pour tous les crimes ;
15 pays ont aboli la peine de mort pour tous les crimes sauf les crimes exceptionnels, tels que ceux commis en temps de guerre ;
27 pays peuvent être considérés comme abolitionnistes de facto : ils conservent la peine de mort dans leur législation mais n'ont procédé à aucune exécution depuis dix ans ou plus.

Ce sont ainsi 100 pays qui ont aboli la peine de mort légalement ou en pratique.
Par ailleurs, 94 autres pays conservent la peine de mort dans leur législation et ont recours à cette sentence. Cependant le nombre de pays procédant à l'exécution de prisonniers pendant une année donnée est bien inférieur .

Source : Liste des pays abolitionnistes et non abolitionnistes.
(index AI : ACT 50/03/97).

2. Progrès réalisés vers l'abolition de la peine de mort dans le monde entier

Depuis 1976, plus de deux pays par an, en moyenne, abolissent la peine de mort dans leur législation ou, l'ayant déjà abolie pour les crimes de droit commun, y renoncent pour tous les crimes.

Depuis 1989, plus de 20 pays et territoires ont aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun ou pour tous les crimes. Parmi ces États figurent des pays d'Afrique (Afrique du Sud, Angola, Maurice, Mozambique, notamment) ; d'Amérique latine (Paraguay) ; d'Asie (Cambodge, Hong Kong) ; d'Europe orientale (Hongrie, Moldavie, Roumanie) ; d'Europe occidentale (Belgique, Espagne, Grèce, Italie, Suisse) et du Pacifique (Nouvelle-Zélande).

Source : Liste des pays abolitionnistes et non abolitionnistes.
(index AI : ACT 50/03/97)

  • Enfants. Les enfants ne sont pas épargnés par les responsables des violations des droits de l'homme. Aussi notre sous - groupe s'intervient-il de façon ponctuelle en faveur d'enfants victimes de telles violations.

Il y a plus de cent millions d'enfants dans les rues. Au Brésil, 4 600 d'entre eux ont été assassinés entre 1988 et 1992. Pour la seule année 1991, quelque 2 800 enfants ont été tués en Colombie...

Des milliers d'enfants "disparaissent" ou sont victimes d'assassinats politiques, que ce soit en Amérique du Sud, en Asie, au Moyen - Orient ou même en Europe.

Des dizaines d'enfants ou d'adolescents, et donc de mineurs au moment des faits, ont été condamnés à mort et exécutés ou sont en attente de l'être aux États-Unis notamment, mais aussi en Arabie Saoudite, en Irak, en Iran, au Nigeria, au Pakistan, au Yémen, au Bangladesh...

D'innombrables enfants sont victimes d'emprisonnement, de tortures et plus généralement de traitements cruels, inhumains ou dégradants...

Près de 16 millions d'enfants sont exilés "de force" ou réfugiés...

Des millions d'enfants sont les victimes directes ou indirectes de nombres de violations des droits de l'homme en général et des droits de l'enfant en particulier, tels qu'édictés par la Convention Internationale des droits de l'enfant.

La Commission Enfants d ' Amnesty International, créée en 1987, a pour mission principale d'informer et de sensibiliser les personnes et les organismes spécialistes de l'enfance aux graves violations des droits de l'homme et des droits de l'enfant dont sont victimes des enfants dans de nombreux pays du monde. Cette activité est relayée par environ 200 groupes locaux un peu partout en France, dont des groupes de la région grenobloise.

  • Droit d'asile. A.I s'oppose au renvoi forcé des réfugiés ou demandeurs d'asile vers un pays où il risque de devenir des prisonniers d'opinion, de "disparaître", d'être exécutés ou torturés. Nous intervenons donc auprès des gouvernements, y compris le gouvernement français, pour obtenir l'adoption et l'application de lois et procédures relatives aux réfugiés, conformes aux normes internationales ( examen des demandes d'asile par un organisme indépendant).

 

 

Thème de réflexion : Les nouvelles formes de racisme

Cet exposé prend place dans le "quart d'heure de formation" que plusieurs membres de groupe ont désiré voir réapparaître, au moins de temps à autre.

Il a paru opportun de parler d'un phénomène qui tient une place de plus en plus grande dans le monde et particulièrement en France, mais qui se présente sur le plan idéologique d'une façon nouvelle, déconcertante pour le discours antiraciste habituel. Il est donc nécessaire de faire le point, en essayant de résumer le plus possible la question;

1. Le racisme traditionnel

Dans sa forme ancienne, chacun sait que le racisme, en tant qu' idéologie, considère que l'humanité est partagée en races au sens zoologique de variétés d'une espèce, et que certaines de ces races ont reçu de la nature des caractères qui établissent leur supériorité sur les autres.

Il s'agit donc d'une doctrine biologique qui a pour corollaires:
- le rejet de l'unité de l'espèce humaine, de son universalité.
- le refus de considérer l'individualité de l'être humain. Seules les communautés ont une existence réelle (les Noirs, les Jaunes, les Juifs...)
- la différenciation absolue entre ces communautés, entre lesquelles aucune communication n'est possible ou en tout cas tolérable.

D'où la nécessité de défendre la pureté de la race, la dénonciation du "métissage", du "cosmopolitisme". On aboutit ainsi à justifier une forme d'eugénisme, qui se réalise en éliminant les "déchets", les "parasites" qui, n'appartenant pas à la race élue, n'ont aucun droit à l'existence (au besoin, on fait appel à Darwin...)

En France, en particulier, on a connu une autre forme qui considérait qu'il était possible de hisser les populations "sauvages" au niveau de la population française en les éduquant. Ce racisme paternaliste avait l'avantage de justifier la colonisation d'un point de vue moral. De nombreux "indigènes" y ont eux-mêmes cru...

2. L'antiracisme traditionnel

Dés l'apparition de l'idéologie raciste, dans le courant du 19ème siècle, une réaction de rejet de ses thèses s'est manifestée en s'appuyant sur des bases philosophiques ou religieuses.

Mais le principal démenti aux thèses du racisme biologique a été apporté par les découvertes de la génétique, qui ont montré qu'il n'avait aucun fondement scientifique.

Il est cependant toujours présent dans le discours de l'extrême-droite (cf. Bruno Mégret: "les inégalités entre les races, c'est une évidence" le Monde du 28/02/97).

C'est contre cette forme de racisme que le mouvement antiraciste s'est construit en affirmant l'unité de l'espèce humaine.

Il reconnaît toutefois qu'il existe des différences individuelles et collectives, mais, au nom des droits des individus et des peuples, il demande que soient respectées ces différences révélatrices de traditions autres mais non d'inégalités. Il a donc proclamé le droit à la différence tout en prônant, comme témoignage de l'unité de l'espèce humaine, le mélange inter-ethnique et culturel, donc le droit à l'indifférence communautaire, ce qui n'est pas sans contradiction.

En fait cette contradiction vient du fait que le racisme se nourrit de deux traditions:
- celle qui découle de l'idéologie des droits de l'homme, universaliste, a pour idéal l'abolition des identités communautaires.
- celle qui provient du combat mené par les minorités ou les dominés pour se voir reconnaître leur spécificité; leur "judaïté, ou leur "négritude"...ou pourquoi pas leur "corsitude"

De toute façon, cette position, qui donnait aux antiracistes une sécurité intellectuelle et morale confortable, est fortement menacée par l'évolution des idées racistes au cours des dernières années.

3. Les nouvelles formes de racisme.

Ces thèses ont pris naissance au sein de certains groupes d'extrême-droite qui ont réapparu après la guerre et auxquels on a donné le nom de "nouvelle droite", en particulier le GRECE et le Club de l'Horloge.

En effet, ils ont renouvelé la base idéologique sur laquelle reposaient les anciennes formes de racisme en utilisant les arguments de l'antiracisme et en les retournant.

Ils ont en particulier repris à leur compte l'idée du droit à l'identité des peuples. Mais au nom de ce droit, ils en ont déduit qu'il était légitime de se protéger de tout ce qui le remettait en cause.

On est ainsi passé:
- de l'idée de race à l'idée d'ethnie, de culture
- de l'idée d'inégalité à l'idée de différence
- du rejet de la différence à l'amour de la différence

Ce qui aboutit:
- au refus de tout métissage inter-ethnique et inter-culturel.
- à la dénonciation de l'homogénéisation du monde, des sociétés, des cultures, à une mixophobie intégrale qui absolutise complètement les héritages de chaque peuple et qui les fixe définitivement, comme si les caractères d'une communauté donnée n'étaient pas le fruit d'un brassage de gènes, de cultures soumis à une évolution perpétuelle du fait des transformations des données historiques.

On aboutit à une sorte d'intégrisme de la différence qu'on peut résumer par la proposition "égaux mais différents". Or, l'expérience historique montre que toute absolutisation d'une différence mène à un jugement de valeur qui infériorise celui qui est considéré comme "différent" (voir l'exemple des Noirs aux États Unis et en Afrique du Sud). Cela n'empêche pas la nouvelle droite de se présenter comme antiraciste, d'autant plus que cette exaltation des différences est largement répandue dans le monde actuel, où chacun se replie sur son "identité" et considère comme une agression tout ce qui semble la remettre en cause. Le Pen a donc beau jeu de proclamer : "Nous avons non seulement le droit mais le devoir de défendre notre personnalité nationale, et aussi notre droit à la différence".

Or, devant cette transformation des positions racistes, le mouvement antiraciste n'a pas su s'adapter du fait d'une méconnaissance de leur évolution et, il faut le dire, d'une certaine suffisance. Pourtant elles rendent la lutte beaucoup plus difficile qu'avant.

4. Sur quelles bases mener désormais la lutte antiraciste ?

Tout d'abord, on ne peut pas ne pas partir du fait qu' il est légitime d'affirmer le droit à la différence. Mais des limites doivent être assignées à ce droit.

Quelles limites? Celles qui découlent de l'exigence d'universalité, englobant le respect de chaque individu en tant que personne, dotée à ce titre d'une dignité infinie.

Le droit à la différence ne doit pas être compris comme un droit collectif d'une communauté mais comme un droit de l'individu à l'insertion communautaire. "Chaque individu a droit à une culture, mais aucune culture n'a de droit sur l'individu" Robert Laffont.

La personne dans sa singularité, et elle seule, est une fin en soi. La particularité du groupe ne saurait être érigée en valeur absolue sans fonder par la même un système d'exclusion.

"Les rassemblements unanimes n'instaurent une communion de croyants, de fidèles, qu'en excommuniant les étrangers, infidèles et mécréants" (P.A. Taguieff).

En somme, seule l'exigence d'universalité permet d'échapper au racisme, qu'il soit biologique ou culturaliste.

"Mon dévouement à mon pays n'ira jamais jusqu'à lui sacrifier les droits de l'humanité... Périsse ma patrie et que l'humanité soit sauvée (Proudhon)